Un stage en événementiel : un été rempli d’émotions

Par Josiane Bélanger-Riendeau, étudiante au baccalauréat en communication (relations publiques)

Je suis étudiante au baccalauréat en relations publiques et je viens tout juste de commencer ma deuxième année. J’ai appliqué au stage en événementiel en janvier dernier dans l’idée d’obtenir une certaine expérience dans le domaine, car il est, en effet, essentiel de développer des compétences clés sur le marché du travail lors de notre formation universitaire.

De mars jusqu’en début septembre, j’ai donc fait un stage en événementiel au Beachclub ce qui impliquait 20 à 30 heures par semaine. Ce stage a impliqué plusieurs événements et festivals tels que le Festival Metro Metro, Oasis Montréal, Escapade Music Festival et tous les spectacles au Beachclub. Donc oui, j’ai travaillé, mais j’ai eu énormément de plaisir aussi.

Faisant partie de l’équipe marketing, j’ai travaillé en tant que coordonnatrice communication et réseaux sociaux avec d’autres étudiants et étudiantes dans le domaine. Une expérience très formatrice qui m’a permis de m’immerger rapidement dans le marché du travail.

D’ailleurs, ça a fait du bien ! Connaître un monde comme celui de l’événementiel, où on communique avec nos publics au quotidien versus des cours théoriques et pratiques universitaires, ça permet de voir les communications sous un autre angle. Je le recommande fortement. Non seulement pour l’ambiance de l’événementiel en tant que tel, mais également pour le développement de nos apprentissages sur une courte période de temps. En effet, au cours de ce stage, j’ai pu exécuter des tâches très variées relatives à ma première année au baccalauréat telles que des relations de presse, de la création de contenu, de la rédaction d’articles, de la traduction, de l’élaboration de revues de presse et veilles médiatiques et de la gestion de communauté.

L’équipe marketing de l’entreprise travaillait non seulement en événementiel, mais également en lancement de nouveaux produits de la compagnie Beach Day Every Day : lancement des bouteilles de vin blanc et rosé, de la nouvelle saveur Canneberges festives et du café X Espresso Plus. Marketing, communication, digital et relations publiques étaient donc au rendez-vous.

Un beau défi

Un milieu qui est en activité jour et nuit, semaine et fin de semaine : c’est loin d’être le classique « 9 à 5 ». Cela fait en sorte que oui, c’est exigeant, mais c’est excitant et changeant, où chaque jour est un nouveau défi. De cet horaire amené à changer à tout moment, il y a une certaine adrénaline que j’aime beaucoup : on ne sait jamais à quoi vont ressembler nos journées et il faut toujours être à l’affût d’une nouvelle situation à gérer.

De plus, dans ce domaine, la communication interne est primordiale, mais est parfois mise de côté au profit de l’externe, qui elle, est maximisée pour chacun des festivals et événements. De ce fait, il est important d’être proactif, créatif et d’avoir de l’initiative afin de faire sa part dans tous les projets en place.

Je dois avouer qu’au départ, j’avais l’impression de ne pas avoir assez de connaissances : ayant seulement complété un an au baccalauréat, j’avais l’impression de ne pas pouvoir amener une valeur ajoutée à l’équipe alors que c’était tout le contraire. En effet, la première année en relations publiques à l’UQAM nous introduit non seulement au domaine, mais nous forme adéquatement pour maximiser nos apprentissages en début de parcours. Ayez confiance en vous et n’hésitez pas à foncer dans une sphère professionnelle qui vous intéresse dès le début du BAC.

Bien que cette expérience professionnelle n’ait pas été rémunérée, je considère que ce stage d’une durée de six mois a été extrêmement édifiant. En plus d’avoir assisté tout l’été à des spectacles impressionnants, j’ai pu interagir avec des gens d’expérience ayant une formation plus poussée en marketing qu’en relations publiques.  Conséquemment, en amenant ma formation en communication au sein de l’équipe, j’ai pu contribuer avec les connaissances que j’avais acquises au cours de ma première année de formation.

J’ai travaillé tout l’été, mais j’ai également découvert des artistes que je ne connaissais pas ainsi que plusieurs styles musicaux auxquels je ne m’intéressais pas particulièrement au départ. Au final, en plus d’acquérir une grande expérience sur le marché du travail, j’ai rencontré des gens que je n’oublierai jamais – bref, ça a été le plus bel été de ma vie. Prochaine étape : travailler en agence pour en apprendre davantage sur ces domaines diversifiés que sont la communication et les relations publiques.

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Étudiant-athlète : une perspective en relations publiques

Par Laurent Palacio-Tellier, étudiant au baccalauréat en communication (relations publiques)

Je viens tout juste de terminer ma deuxième année au baccalauréat en relations publiques et ma quatrième année à l’UQAM. Je suis arrivé à l’UQAM en 2015 en ne sachant que deux choses : je voulais aller à l’université et je voulais jouer pour l’équipe de soccer des Citadins de l’UQAM. Voilà, c’est tout. Je n’étais pas certain du programme que je voulais, mais le domaine des communications était celui qui m’intéressait le plus.

Ainsi, j’ai fait ma demande d’admission pour trois programmes en communication : journalisme, politique et société ainsi que relations publiques. À la suite des rencontres que j’ai eues, je me suis finalement inscrit au baccalauréat en communication, politique et société. Je ne savais pas ce que j’allais en tirer, mais ce qui m’importait était d’être à l’université et jouer au soccer. Le reste, je verrais plus tard. J’ai donc fait mes deux premières années à l’université en soccer principalement, avec mes cours et le travail en extra.

Le sport universitaire avec cette équipe est ce qui me permet de rester motivé tout au long de l’année à venir à l’école. Entre les entrainements, les matchs, les déplacements, les rencontres, les rendez-vous au physio et autres, environ 25 heures par semaine sont consacrées à mon sport durant la session d’automne. Cela semble beaucoup, mais ce ne l’est pas en réalité. À l’inverse, une fois que la saison est terminée, j’ai l’impression d’avoir beaucoup trop de temps et je m’y perds un peu.

Après deux ans en communication, politique et société, j’ai décidé de changer de programme, car je ne pouvais pas rester à l’université en soccer indéfiniment. Cependant, les cours que j’ai eu durant mes deux premières années en communication, politique et société ont été très utiles pour moi. Je pense sincèrement que ce sont ces deux années qui m’ont permis de mieux comprendre le monde des communications et des affaires publiques. C’est mon évolution personnelle que j’en ai tirée qui m’a amenée vers les relations publiques.

Je me suis donc inscrit au baccalauréat en relations publiques en 2017, tout en continuant de jouer avec les Citadins. Au début, je ne savais pas comment décrire les relations publiques. En fait, à mes débuts, je ne savais pas tout à fait ce que c’était pour être honnête. Quand ma famille me demandait ce que j’étudiais, la réponse « relations publiques » ne suffisait souvent pas. Au départ, je disais que ça ressemblait au marketing, mais sans le domaine des ventes. J’utilisais cette explication pour faire simple, mais je réalise maintenant que cette définition est très réductrice du rôle que peuvent jouer les relations publiques. Lorsqu’on me demandait le poste que je pourrais occuper à la suite du baccalauréat, ma réponse était tout aussi vague. Je disais que je serais relationniste. La réalité, c’est que je n’en avais pas la moindre idée du poste que j’occuperais.

Lors de mon premier cours de relations de presse, mon professeur, Olivier Turbide, avait mentionné l’émission « Dans les médias » diffusée sur les ondes de Télé-Québec. Cette émission m’a permis de mieux comprendre les relations publiques, mais aussi d’apprécier le domaine encore plus. Mon cheminement m’a ensuite permis de découvrir et comprendre la gestion d’image, la communication marketing, la commandite, la gestion de crise, l’art des discours et de la prise de parole, la communication graphique et numérique, la rédaction efficace, le plan de communication, le service-conseil et encore bien d’autres aspects des relations publiques.

À la suite de ces apprentissages, je peux dire que je comprends mieux en quoi les relations publiques consistent et l’ensemble des pratiques qu’elles englobent, mais il est plus important de se demander à quoi elles servent. Évidemment, les réseaux sociaux et l’ère du numérique modifient les pratiques dans le domaine des communications, mais le principe de base reste le même. Les relations publiques permettent de diffuser un message, de vulgariser, de se faire connaitre et de partager avec ceux qu’on désire atteindre.

Pour clore, je crois surtout que les relations publiques permettent de se comprendre, se faire comprendre et de comprendre les autres, et ce par divers moyens et plateformes. C’est dans ces trois aspects que réside la complexité, mais surtout la pertinence des relations publiques dans la société. Encore aujourd’hui, je ne sais pas tout à fait ce que je ferai comme travail après ma formation, mais cela ne m’inquiète plus, car je sais que je serai en mesure de mieux concevoir la société ainsi que les enjeux et les acteurs qui la composent.

Fin de session : gérer efficacement ton emploi du temps

Crédit : CASACOM

Par Noémi Foucault, diplômée et conseillère en communication marketing chez CASACOM

La gestion du temps est un sujet chaud pour tous les étudiants (et même les professionnels). Entre les examens, le travail et la vie sociale, il est parfois difficile de prioriser ses tâches et de minimiser les nuits écourtées avant les examens. Comme notre collaboratrice Jade Charette-Côté te l’a expliqué dans son dernier billet, tout commence par une bonne gestion de ton horaire. Une fois que celui-ci est optimisé, tu gagneras beaucoup à bien gérer ton temps. Voici mes meilleurs trucs pour le faire.

  1. Faire la liste des tâches à accomplir

Commence par les principales tâches à accomplir, les plus urgentes. Si ta liste contient l’ensemble de tes tâches jusqu’à la fin de la session, tu risques de te décourager et de perdre le fil. Et si certaines tâches sont complexes ou longues à réaliser, comme un plan de communication, décompose-les en plusieurs activités simples à planifier. Si possible, liste-les en blocs de 30 à 60 minutes pour faciliter ton organisation.

  1. Affecter une priorité à chacune des tâches

Lorsque tu reçois une tâche à accomplir, prends le temps de la consulter pour évaluer le temps requis afin de t’assurer de remettre un travail de qualité à temps. Prends du recul et affecte une priorité à chacune de tes tâches, allant de prioritaire à secondaire. Si plusieurs tâches sont prioritaires, passe-les de nouveau en revue selon la date de remise.

  1. Classer tes tâches en ordre de priorité et organisation de ton agenda

Cette habitude de bien gérer tes priorités te servira autant pour tes études et tes stages que pour ta vie professionnelle. Tous les vendredis, je prends une trentaine de minutes pour passer en revue la semaine qui suit et pour préparer mon horaire. Je travaille avec un code de couleurs dans mon agenda Outlook, en classant par exemple mes rappels pour mes livrables, blocs de travail pour mes clients, appels et formations. Ensuite, je prépare une liste chaque soir de ce que je veux accomplir le lendemain. Je peux cocher les tâches traitées et reporter les tâches incomplètes au lendemain. Voir le travail accompli est tellement motivant! Ou au contraire, lorsque j’ai été moins productive, je sais ma charge de travail sera plus importante le lendemain.

N’oublie pas de te fixer des objectifs réalistes et temporels, et de surtout te garder des pauses pour aérer tes neurones.

Bonne fin de session!

Mon séjour d’études inoubliable en Californie

Par Rosemarie Gilbert, Étudiante en Communication – Relations Publiques (Cohorte 2017-2020)

Lorsque j’ai décidé d’entamer un séjour d’études à l’étranger, tout le monde me disait qu’un échange étudiant comme celui-ci : «Ça change une vie!» Je peux maintenant affirmer que c’est vrai! Depuis mon arrivée à Cal State San Bernardino, je profite de la vie comme jamais. Chaque journée est différente, chaque journée est magique. Je suis en Californie depuis le mois de septembre 2018 et je quitte au mois de juin 2019; je ne veux plus partir!

Depuis que j’ai posé mes pieds sur le campus de CSUSB le 16 septembre dernier, j’ai fait la rencontre de plusieurs personnes incroyables. Des étudiants internationaux qui sont en échange étudiant tout comme moi ainsi que des étudiants californiens; des gens extraordinaires issus de parcours et de milieux différents qui m’amènent à ouvrir mes horizons et qui me permettent de voir la vie différemment. Des gens que je n’oublierai jamais et qui resteront toujours dans mon cœur. Mon échange m’a réellement permis de créer des amitiés que je ne perdrai jamais.

Il ne va sans dire que depuis mon arrivée en Californie, j’ai fait la visite de différents endroits inoubliables : le désert de Mojave, le parc national de Joshua Tree, plusieurs plages magnifiques, la magnifique et si diversifiée ville de L.A., pour ne nommer que quelques endroits. Des paysages et des endroits que je n’oublierai jamais vu les bons moments que j’ai vécus et vu les personnes exceptionnelles avec qui j’ai partagé ces moments. Je me dois de ne pas oublier le côté académique de mon échange. Je considère que je possède une chance énorme de pouvoir étudier dans une université américaine et dans ma deuxième langue. Mon échange étudiant m’a certainement permis d’améliorer mon anglais à 300%! Il est clair que mon séjour d’études à l’étranger m’aura permis de grandir en tant que personne ainsi que d’évoluer académiquement et professionnellement.

C’est vraiment l’aventure de ma vie! Une aventure qui a déjà significativement changé ma vie à jamais. Une aventure qui me permet de devenir une femme confiante, accomplie et qui est sûre d’elle, prête à devenir une femme dans le monde adulte et dans le monde professionnel.

Échange étudiant à California State University of San Bernardino – Trimestres d’automne 2018, d’hiver 2019 et de printemps 2019.

Comment gérer son horaire ?

Par Jade Charette-Côté, diplômée du programme

L’université est définitivement une étape excitante et stimulante comme jeune professionnel. Mais c’est aussi un engagement très prenant qui demande beaucoup de temps, et donc une grande disponibilité physique, émotionnelle et mentale. Voici donc quelques conseils pour mieux gérer son horaire :

Règle générale : si on veut alléger son horaire, il est toujours préférable d’annuler des cours qui sont offerts à plusieurs sessions. Ça laisse plus de jeu lors des futures inscriptions. Par exemple, les cours de première année « COM3121 – Introduction aux relations publiques » et « MKG3300 – Marketing » sont offerts lors des sessions d’automne, d’hiver et d’été. Même chose pour les cours « MET3224 – Introduction à la gestion de projet », « MKG5301 – Recherche en marketing » et « DSR2010 – Responsabilité sociale des entreprises », ainsi que les deux stages obligatoires.

Certains cours sont aussi offerts à la session d’automne et d’hiver. C’est donc toujours une bonne idée de prendre de l’avance en planifiant son horaire complet pour tout le baccalauréat pour être certain de ne pas être pris à faire un seul cours un an plus tard ou de suivre trop de cours en même temps. On peut vérifier la disponibilité des cours et leurs syllabus sur la page du baccalauréat en communication – relations publiques.

Il est aussi possible de suivre des cours d’été intensifs. Personnellement, je les recommande puisqu’ils ne durent que 2 mois, laissent tout de même 2 mois de congé (juillet et août) et vont plus vite! Ça ne laisse presque pas le temps d’oublier la matière entre les cours. Puisque tous les cours sont donnés 2 fois par semaine (2 fois 3 heures) lors de la session d’été, je conseille de prendre un maximum de 2 cours puisque 2 cours en valent 4 en termes d’étude et de temps.

Ce sont selon moi de bonnes façons d’étendre ses cours et de mieux respirer. Une autre bonne option est de faire ses stages l’été. Il est même possible de faire un ou deux cours d’été, puis son stage juste après dès la fin du mois de juin!

Et puis à chacun son parcours. Il est toujours envisageable de faire son baccalauréat en plus de 3 ans selon ses besoins et ses envies! Il n’y a pas qu’une seule façon de compléter son baccalauréat. Il suffit de trouver la façon qui fonctionne pour nous.

Affaires publiques et lobbying : une facette méconnue des relations publiques

Par Frédérick Truchon-Gagnon, diplômée et chargée de projets au Cabinet de relations publiques NATIONAL 

À dire vrai, lorsque je me suis inscrite au baccalauréat, je ne connaissais pas réellement ce qu’étaient les relations publiques. J’avais quelques phrases toutes faites en tête : « c’est gérer l’image d’une compagnie, contribuer à accroitre sa notoriété », mais je ne savais pas vraiment ce qu’un relationniste faisait au quotidien, mis à part peut-être organiser des conférences de presse.

Durant mes études – et peut-être est-ce en raison des cours optionnels que j’ai choisis (ceux qui ne se donnaient pas le vendredi) – l’accent était plutôt mis sur les relations publiques entourant la communication marketing, qui est orientée davantage vers le consommateur. Les affaires publiques, où l’on doit composer avec des parties prenantes (gouvernements, partenaires d’affaires, investisseurs, etc.) étaient moins souvent abordées.

Je veux dire par là que l’événementiel et les lancements de produits étaient plus souvent pris en exemples qu’une annonce de fermeture d’usine, un enjeu d’acceptabilité sociale ou encore le positionnement d’un PDG d’entreprise (peut-être parce que moins glamour).

Mon premier stage s’est déroulé au siège social d’une grande entreprise de commerce de détail. Je recensais les parutions de la marque dans les magazines, je participais à l’organisation des journées de presse, où l’on présentait les nouvelles collections aux journalistes et je m’assurais de fournir les modèles les plus convoités aux influenceurs de l’industrie. Ce fut, dans l’ensemble, une belle expérience. Bien que j’aie toujours été attirée par la mode, et étant au début de ma carrière, je souhaitais toutefois explorer d’autres avenues afin de m’accomplir professionnellement.

La découverte des affaires publiques 

Mon horizon de carrière est devenu beaucoup plus clair le jour où je suis entrée pour la première fois dans les impressionnants bureaux au centre-ville du cabinet où je souhaitais effectuer mon deuxième stage. Lors de mon entrevue, on m’a demandé si je souhaitais travailler dans le département de marketing, de pharmaceutique, de numérique, corporatif ou d’affaires publiques. « Affaires publiques », je trouvais que ça sonnait bien.

Je voulais être au cœur de l’actualité et je souhaitais contribuer à des mandats stratégiques, complexes et diversifiés. C’est à partir de ce moment-là que j’ai réellement découvert ce que je voulais faire dans la vie, ou du moins par où je voulais commencer.

D’abord, un petit mot sur les cabinets de relations publiques : pour une fille quelque peu dernière minute qui performe bien sous la pression, c’est un bel environnement. Je ne sais jamais de quoi mes journées auront l’air et c’est ce qui fait que j’ai envie de me lever chaque matin pour aller au travail (même les vendredis post 5-7 du jeudi qui ne finissent jamais à 7 h). J’ai une liste de priorités pour la journée, mais quelque chose de plus urgent peut toujours atterrir sur mon bureau et faire en sorte que tout ce qui était prévu soit décalé. Une annonce ministérielle, un article dans La Presse, l’adoption d’un nouveau règlement municipal ou tout simplement un nouveau client en gestion de crise : le vent peut tourner rapidement. L’adrénaline qui en découle est, pour moi, très stimulante.

Je travaille tant avec des associations que de grandes entreprises, des OBNL ou des PME, et ce, dans une multitude de secteurs. L’immobilier, la santé, la finance, les TI, la petite enfance, les énergies renouvelables et le cannabis ne sont que quelques exemples.

J’ai la chance de travailler au sein du plus grand cabinet de relations publiques au Canada, ce qui demande beaucoup de rigueur, mais aussi me permet de travailler avec des dirigeants d’entreprises inspirants et de prendre part aux enjeux qui font vibrer l’univers politique et médiatique du Québec.

Et oui, je suis lobbyiste

Parlant de politique, j’ai rapidement été appelée, par la force des choses, à accompagner des clients dans leurs relations gouvernementales, que ce soit au palier municipal, provincial et parfois même fédéral. Je m’y suis intéressée dès mon arrivée et j’y ai rapidement pris goût.

Les lobbyistes sont souvent démonisés. J’aime comparer ce métier à celui d’avocat : ton travail déprendra des clients que tu défendras ou, dans le cas des lobbyistes, que tu accompagneras et conseilleras. Au cours des années, j’ai été appelée à travailler sur des mandats variés et inspirants, que ce soit pour l’avènement d’une nouvelle technologie dans le domaine des énergies renouvelables, l’offre de nouveaux services aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou encore la protection des consommateurs dans le cadre d’une révision de la loi sur l’encadrement des services financiers au Québec.

Ce travail demande un haut niveau d’analyse, beaucoup de jugement et une connaissance aiguisée des processus gouvernementaux, des acteurs clés (tant des élus, du personnel politique que des fonctionnaires), ainsi que des orientations ministérielles. J’ai la chance de travailler avec des collègues chevronnés qui m’en apprennent plus chaque jour. Participer aux consultations publiques entourant l’étude d’un nouveau projet de loi, rechercher du financement, organiser des rencontres sur la colline parlementaire avec des ministres clés pour discuter de différents enjeux, bref, faire valoir les intérêts de mes clients auprès des décideurs publics afin de négocier ou d’influencer le contenu des politiques est pour moi non seulement stimulant, mais aussi gratifiant.

Et il y a tant à apprendre. J’en suis encore à mes débuts, que ce soit en relations gouvernementales ou en relations publiques en général, mais une chose est certaine : j’adore ce métier et je n’aurais sans doute pas découvert cette facette des communications si je n’avais pas osé essayer quelque chose qui, de prime abord, m’était totalement inconnu.

Pourquoi choisir les influenceurs pour communiquer?

Crédit : CASACOM

Par Noémi Foucault, diplômée et conseillère en communication marketing chez CASACOM

Saviez-vous que 60% des consommateurs sont influencés par une publication sur les réseaux sociaux ou sur un blogue? Depuis quelques années déjà, le mot « influenceur » est sur toutes les lèvres. Sachons que le marketing d’influence se définit par l’ensemble des pratiques visant à utiliser le potentiel de recommandation des influenceurs. Selon mon dictionnaire, nous sommes tout simplement inspirés par les créateurs de contenus inspirants qui recommandent des produits répondant à nos besoins.

Pourquoi choisir ce type de communication plutôt que des relations de presse traditionnelles ou encore de l’achat média? Voici quelques pistes pour vous éclairer.

  1. Pour travailler avec un créateur de contenu externe

Lorsque nous travaillons avec une entreprise ou une marque, les contenus sont souvent planifiés selon une certaine stratégie. En engageant un influenceur, vous faites appel à un créateur de contenu externe – pouvant créer autant des textes que de la photo ou de la vidéo – ayant une perspective tout à fait différente. C’est l’occasion de produire du contenu qui sortira de l’ordinaire!

  1. Pour élargir votre audience

Choisir un influenceur pour mettre de l’avant une entreprise ou une marque c’est rejoindre un tout nouveau réseau. En s’assurant que le partenariat soit authentique, non seulement vous élargissez votre réseau, mais l’auditoire sera directement atteint en fonction de ses intérêts.

  1. Pour améliorer le référencement

En collaborant avec des influenceurs ayant une forte présence numérique (blogue populaire, YouTube à forte portée, etc.), vous pourrez améliorer le référencement de la marque ou de l’entreprise. Plus le partenariat est bien construit, plus il y aura une affluence des clics et des visites sur le site web du client en question, ce qui pourra avoir un impact sur le référencement Google ou encore sur les ventes.

  1. Pour rejoindre un auditoire peu réceptif à la publicité

88% des consommateurs affirment considérer davantage les recommandations de leurs pairs plutôt que la publicité traditionnelle, tandis que 40% des milléniaux (nous!) utilisent ce qu’on appelle des Ad Blockers. Comment rejoindre un tel auditoire dans ces conditions? En créant du contenu de concert avec un influenceur, vous pourrez rejoindre la clientèle ciblée en positionnant ce contenu comme étant une publication organique plutôt que promotionnelle aux yeux des Ad Blockers.

  1. Pour élever la notoriété et crédibilité

Avoir l’opinion d’une personne externe est certainement la façon la plus simple et efficace d’accroître la notoriété et crédibilité de la marque. Permettez-moi de vous donner un bref exemple. Connaissez-vous la marque de montres Daniel Wellington? Saviez-vous qu’elle avait été fondée en 2009? La marque voulait récemment s’établir comme une entreprise de montres tendances et abordables. En optant pour une stratégie numérique intégrant des influenceurs d’âges et d’intérêts divers comme Kendall Jenner, Noémie Lacerte, Alicia Moffet et Mariepier Morin, Daniel Wellington est maintenant une marque évaluée à plus de 200 millions $ de dollars.

Il existe toutes sortes de raisons pour collaborer avec les influenceurs. Avec l’évolution des médias sociaux et du comportement des consommateurs, un seul mot d’ordre demeure en 2019 : l’authenticité du partenariat aura un impact plus que direct sur la performance de la campagne.

Maintenant, gardez l’œil ouvert! Par qui êtes-vous influencés au quotidien?

Lettre aux relations publiques

Par : Julianne Robert

Chères relations publiques,

J’aimerais commencer cette lettre en spécifiant que cela n’a pas toujours été une histoire d’amour, toi et moi, mais au final notre relation en ressort plus forte.

La découverte des relations publiques

C’est un peu dans la confusion et l’ignorance que j’ai débuté mon baccalauréat en relations publiques, en 2014. La jeune collégienne un peu perdue en moi ne savait pas réellement où donner de la tête et avait à peine une image claire de ce en quoi consistait réellement le métier de relationniste. Malgré tout, l’UQÀM m’a bien accueillie. J’ai été surprise par la grandeur des murs, mais d’autant plus par l’énergie et la passion qui émanaient de mes collègues de classe et de ceux qui prenaient le temps de nous transmettre leur savoir. Je me suis tout doucement laissée impressionner et j’ai suivi la vague comme une spectatrice, mais mes compétences de surfeuse laissaient encore à désirer. Cette première année fut de loin la plus stimulante, même si le doute persistait. Les possibilités étaient infinies et je ne savais pas vers quoi me diriger. J’ai terminé cette première année tout aussi confuse qu’à mon arrivée.

Une deuxième année en montagnes russes

J’ai entamé cette deuxième année avec de grandes intentions et un peu de courage dans mon sac à dos. Ce que je ne savais pas, c’est que j’allais en avoir bien besoin. Les cours étaient toujours très intéressants, mais je me demandais si cela n’était pas simplement dû à ma curiosité insatiable ou bien en raison des amitiés que je m’étais forgées au fil du temps. Une chose était certaine, même si je n’étais pas convaincue de vouloir travailler en relations publiques, je n’avais aucune autre idée de ce que je voulais faire. Je me suis dit à ce moment-là que si la théorie ne m’avait pas convaincue, peut-être que la pratique, elle, réussirait. C’est ainsi que j’ai commencé les démarches pour effectuer un premier stage. À l’inverse de plusieurs collègues de classe, j’étais l’une des rares à débuter mes stages en deuxième année. Je vous épargne les détails. En résumé, mon premier stage fut catastrophique. J’enfilais les erreurs, je laissais le stress prendre le dessus et j’avais l’impression d’avoir été frappée de plein fouet par un tsunami. Je me demandais alors vraiment ce que je faisais dans ce domaine et j’ai décidé de prendre l’été pour y réfléchir. Cette deuxième année a de loin été la plus difficile, mais ô combien formatrice émotionnellement et professionnellement.

Terminer sur une note positive

La chaleur, le soleil et la détente ont finalement été d’une grande thérapie. J’ai entamé cette troisième année en donnant une seconde chance aux relations publiques. Encore une fois, je ne peux affirmer si ce sont mes collègues qui m’ont fait revenir ou bien le sentiment d’échec que j’aurais ressenti de ne pas finir ce que j’avais commencé. Avec le recul, je vous dirais que c’était probablement un peu des deux. L’important est que je revenais énergisée, motivée et prête à entamer le dernier blitz. Cette dernière étape commençait bien, car à ma plus grande surprise, une agence me contactait pour m’offrir un stage. Cette fois-ci, je me suis dit que j’allais le réaliser dans un tout autre état d’esprit ; faire table rase de ma première expérience et recommencer à zéro. J’étais zen et pleine de confiance. On m’a attitré de beaux mandats, on m’a laissé de la latitude dans mes décisions et je m’y suis plu comme jamais. Ma vision et mon approche du métier ont complètement changés. J’ai compris à ce moment que ce n’était pas la relation entre les relations publiques et moi qui était conflictuelle, mais bien le milieu où j’allais travailler. Cela a été un déclic important. Il me fallait donc trouver une entreprise où j’allais être bien. Bien avec les mandats, bien avec l’équipe, bien avec moi-même, aussi simple que cela. La fin du baccalauréat approchait et je me sentais déjà nostalgique face à ce périple. Toutes ces heures à étudier, à rencontrer mes coéquipiers pour les travaux… Toutes ces heures de sommeil que je n’ai pas eu et ces litres de café ingurgités. Je tournais finalement la page sur un chapitre marquant de ma vie.

Faire le point

Cela fait maintenant à peine plus d’un an que j’ai graduée et ce que j’ai envie de dire est « Merci ». Merci à ces nouvelles amitiés qui se sont développées et à tous ceux qui ont croisé ma route. Merci à l’UQÀM et au baccalauréat en relations publiques. Je ne retiens pas que du positif, mais avec le recul, ces trois années ont été de loin les plus formatrices. J’ai fait du chemin, même si je me sentais faire du surplace par moment. Je me suis questionnée si souvent, j’ai passé si près d’abandonner, j’ai été confrontée à des personnalités si différentes, mais je n’ai jamais été aussi bien outillée pour affronter le futur. Certains vous diront qu’un baccalauréat n’est qu’un bout de papier. Moi je vous dirais que c’est d’abord et avant tout une grande aventure. Pour moi, le baccalauréat en relations publiques a été significatif et rempli de rencontres extraordinaires. J’y ai développé une connaissance approfondie de qui je suis et de ce à quoi j’aspirais dans la vie. Je partais avec des souvenirs plein les poches. Cela peut paraître cliché, mais je suis convaincue que plusieurs se reconnaîtront dans mon parcours un peu tordu. Au final, même si comme moi, vous vous posez mille et une questions, j’aimerais vous dire que c’est correct de ne pas savoir et de ne pas tout prévoir. C’est correct de se laisser bercer par la vague et non de la surfer.

D’une finissante toujours un peu perdue

Les quatre étapes d’une gestion de communauté efficace

Crédit : CASACOM

Par Noémi Foucault, diplômée et conseillère en communication marketing chez CASACOM

Les communications sur les médias sociaux ne cessent de changer : mises à jour hebdomadaires, nouvelles fonctionnalités et modifications des algorithmes sont des choses avec lesquelles il faut composer au quotidien. En tant que futurs professionnels des communications, vous serez certainement appelés à gérer des communautés pour des entreprises. Comment suivre tous ces changements et demeurer efficaces? Voici quatre étapes que je vous recommande fortement :

1 – L’importance d’une stratégie multiplateforme

Gestion efficace rime avec planification. À qui vous adressez-vous? Sur quelles plateformes vos publics sont-ils les plus actifs? De quel type de contenu ont-ils besoin? Répondez d’abord à ces questions pour définir vos objectifs et les quantifier. Demandez-vous ensuite : comment les médias sociaux s’inscrivent dans la stratégie globale de communication? Une fois que votre stratégie est bien établie, travaillez à développer des messages, visuels et vidéos qui performeront sur les plateformes sociales choisies.

2 – Un calendrier éditorial aligné avec la stratégie

La règle d’or pour une alimentation en continu des médias sociaux est la création d’un calendrier éditorial. Cet outil permet d’avoir une vue d’ensemble des contenus à venir, tout en planifiant adéquatement le type de contenu à mettre de l’avant. Soyez certains de respecter la ligne éditoriale et d’adapter le contenu à chaque plateforme sociale… sans laisser de côté la spontanéité!

3 – Pensez communauté et non public

Comment vous différencier sur les médias sociaux à l’ère numérique? Misez sur la construction d’une véritable communauté et non sur l’augmentation du nombre d’abonnés pour mesurer votre succès. Établissez une relation authentique et personnalisée avec votre communauté en engageant une conversation régulière et authentique avec eux.

4 – Compréhension des résultats

Analysez vos activités pour mesurer celles qui ont été les plus efficaces et identifier celles qui nécessitent un ajustement. Basez-vous sur vos indicateurs de performance de départ. En analysant vos résultats sur une base mensuelle, vous pourrez déterminer les actions à entreprendre pour raffiner votre stratégie.

Afin d’optimiser votre taux de réussite sur les médias sociaux, adaptez votre stratégie et votre contenu à vos publics cibles et aux diverses plateformes sociales. Ne sous-estimez pas la charge de travail associée à la gestion de votre communauté : utilisez les bons outils pour vous simplifier la vie et… planifiez!

Les relations publiques et la gestion de projet

Par Isabelle Larouche

Après mon baccalauréat en relations publiques, j’ai décidé d’aller chercher des compétences complémentaires en m’inscrivant à la Maîtrise en gestion de projet de l’ESG UQAM. Lors de mes premières semaines de cours, je trouvais difficile de m’intéresser à ce domaine s’adressant, à mon avis, à des ingénieurs. On me parlait de projets d’infrastructures comme la construction du pont Champlain, de programmes de développement d’avions comme la C Series ou de projets de fusion d’usines. J’ai toutefois rapidement réalisé qu’il existe de nombreux points communs entre la gestion de projet et les relations publiques et que des connaissances en communication peuvent même s’avérer un atout pour assurer le succès de projets.

Communication avec les parties prenantes

Quand je repense à ce que j’ai appris durant mes trois ans de baccalauréat, la « communication bidirectionnelle symétrique » est la première chose qui me vient en tête. En fait, ce concept théorisé par Grunig et Hunt signifie simplement qu’il faut échanger avec son auditoire plutôt que d’uniquement lui transmettre des informations. Cela implique une écoute sincère et de l’ouverture. Ce concept bien connu dans le monde des relations publiques est également très important en gestion de projet, puisque les projets ont souvent un impact sur des parties prenantes. Ainsi, un projet sera davantage accepté par ces dernières si les promoteurs écoutent leurs commentaires et qu’ils sont prêts à adapter leur plan de projet en fonction des enjeux de chacun.

L’importance de la réputation

En gestion de projet, on aime calculer le retour sur l’investissement. On utilise entre autres un concept du nom de « valeur actuelle nette » (VAN) qui sert à estimer si les flux monétaires engendrés au fil du temps rembourseront l’investissement initial. On cherche donc à savoir si le projet sera rentable ou non, et de combien. Il ne faut toutefois pas oublier que le retour sur l’investissement n’est pas toujours mesurable. En effet, en relations publiques, on mise principalement sur la réputation, un concept qui se travaille à long terme. Par exemple, des dépenses en communications numériques, en relations de presse ou en marketing d’influence peuvent contribuer à la notoriété du projet, au sentiment d’appartenance des parties prenantes envers celui-ci et même favoriser son acceptabilité sociale. Cela n’engendrera pas de profits immédiats, mais contribuera probablement au succès du projet. Mon baccalauréat m’a donc appris à également considérer ces aspects au moment d’évaluer la faisabilité d’un projet.

La responsabilité sociale des entreprises

On sait tous qu’en 2018, il est important de se soucier de l’environnement. Par contre, j’ai appris au baccalauréat que la responsabilité sociale des entreprises va bien au-delà de la protection de la planète. De manière générale, et dans le cadre de projets, les organisations doivent porter une attention particulière aux aspects sociaux et économiques en plus des aspects environnementaux. Ainsi, l’approvisionnement local, l’appui de causes sociales ou la parité homme/femme, pour ne nommer que quelques exemples, sont tous aussi importants à intégrer à la conception d’un projet.

La gestion des commandites

Je travaille présentement en gestion de projet événementiel. Dans cette industrie, les commandites sont extrêmement importantes puisqu’elles financent une grande partie des projets. En relations publiques, j’ai appris à trouver un fit entre la marque et l’événement, puis à réfléchir à des manières originales de faire vivre l’essence de la marque au public. Cette démarche permet de proposer une visibilité pertinente et personnalisée à chaque commanditaire et ainsi, de répondre aux attentes de l’une des parties prenantes les plus importantes du projet.

Méthodes rédactionnelles

Cela peut paraître banal, mais en apprenant à rédiger un communiqué de presse, j’ai appris à écrire de manière à ce que la principale information soit la première chose lue et que le message soit compris en quelques secondes. Cela m’est d’une grande utilité lorsque vient le temps d’écrire des courriels importants dans le cadre de projets puisque personne ne retiendra l’information si le message est trop long et qu’il manque de clarté. Ainsi, lorsque j’ai plusieurs informations à communiquer, je divise mon texte en paragraphes et je les entrecoupe de sous-titres significatifs. J’essaie également de mettre un objet clair et je n’hésite pas à mettre en gras les mots importants pour faciliter une lecture en diagonale.

Bref, même si la gestion de projet peut sembler intimidante lorsqu’on vient du milieu des communications, je considère qu’au contraire, une expertise en relations publiques constitue une force extrêmement pertinente dans un contexte de projet.