Diplômer en pleine pandémie

Crédit photo : Reuters / Brian Snyder

Par Maxime Duchesne, étudiant au baccalauréat en communication (relations publiques)

Diplômer et étudier en relations publiques pendant une pandémie mondiale vient avec son lot d’inquiétudes par rapport à notre avenir professionnel. En raison de la crise de la COVID-19, les opportunités d’emploi ont radicalement changé. Nous sommes passés d’une situation de plein emploi à une récession économique sans précédent. La pandémie et le confinement frappent de plein fouet le domaine des communications.

Alors que les pros des communications ont pour objectif de contribuer au rayonnement, à l’acceptabilité et à la visibilité des organisations, les clients révisent leurs plans. Partout, on observe des commerces qui ferment et des entreprises qui réduisent leurs activités. Des festivals, des spectacles et des événements sont annulés ou reportés.

En agence de relations publiques, les demandes des clients s’adaptent au contexte de la COVID-19. « Toutes les agences vivent la situation différemment. Les mandats ont beaucoup changé. L’organisation d’événements a diminué, tandis que la gestion de crise et les relations de presse ont gagné en importance dans les dernières semaines. On découvre de nouvelles façons de travailler et de faire parler de nos clients », ajoute Guy Litalien, conseiller principal chez Zone Franche et chargé de cours en communication.

Se trouver un emploi pendant la récession

La cohorte 2020 et les étudiants en relations publiques font face à un défi immense : faire leur place dans un secteur où la demande pour du nouveau personnel est en baisse1. Cela nécessitera des sacrifices. Pour un temps, les juniors devront accepter de travailler moins, souvent à un salaire moindre qu’escompté. Ils devront aussi intégrer des équipes de travail en télétravail, ce qui ne facilite pas les contacts humains et la chaleur des échanges.

« Avec la crise du coronavirus, mon stage final en agence de relations publiques s’est terminé abruptement. La promesse d’embauche suite au stage ne tient plus, parce que les contrats donnés à l’agence sont moins importants et moins nombreux », a souligné Marie-Isabel Mercure-Marquez, une finissante du programme de relations publiques. Elle n’est pas la seule dans cette situation.

Devant la difficulté d’intégrer un marché du travail plus occupé à gérer une crise sanitaire qu’à accueillir de nouveaux visages, de nombreux diplômés décident de s’impliquer. Certains font du bénévolat ou travaillent auprès des populations vulnérables. D’autres améliorent leurs compétences en menant à bien des projets personnels. Quant aux étudiants et stagiaires qui ont conservé leur emploi en communication, ils ralentissent le rythme de travail. La crise ébranle encore davantage les jeunes relationnistes dans le secteur culturel : ces derniers doivent trouver des façons créatives de soutenir des artistes et des événements en grande difficulté.

Quel avenir pour l’industrie des relations publiques ?

Ne perdez pas espoir. La crise actuelle est susceptible de précipiter des changements à l’échelle planétaire. Voilà autant d’opportunités pour les nouveaux diplômés en relations publiques! Voici quelques prédictions :

  • L’industrie de l’événementiel et du spectacle est amenée à se renouveler. La popularité des spectacles en streaming sur des plateformes comme Twitch, Youtube et même dans des jeux vidéos en ligne explose2! Le développement de l’application Yoop par le Groupe KO (Louis Morissette) et enovLAB en témoigne. La nouvelle plateforme québécoise permettra aux artistes de monétiser leurs performances en ligne3. Qui de mieux que les jeunes pour faciliter ce virage numérique?
  • La transformation de notre économie mondiale vers une consommation locale stimulera le développement de nos entreprises québécoises4. Durant le rebond post-COVID, elles devront forcément intégrer les relations publiques dans leur croissance pour se faire connaître et faire vendre leurs produits et services.
  • La transition écologique poussera les gouvernements et les entreprises à adopter des mesures plus respectueuses de l’environnement et des communautés5. Les principes de la responsabilité sociale des entreprises, déjà bien implantés au Québec, s’imposeront encore davantage.

Actuellement, les perspectives d’emploi en relations publiques et en événementiel ne sont pas roses. Toutefois, je reste optimiste par rapport à notre avenir. La formation universitaire, la capacité d’adaptation et les réflexes technologiques des diplômés et des étudiants sont des outils qui nous permettront de nous démarquer. Les jeunes praticiens en communication ont toutes les compétences et les connaissances nécessaires pour participer à la construction d’une société post-COVID plus juste, plus égalitaire et plus solidaire.

Sources 

1Sims, M. P. (2020). Covid-19: What It Means For Agency Management. Dans PRovokemedia. Récupéré de https://www.provokemedia.com/latest/article/covid-19-what-it-means-for-agency-management

2Khalid, A. (2019). The future of live-streaming, for better or worse, depends on Twitch. Dans Quartz Daily Brief. Récupéré de https://qz.com/1747158/twitch-grows-as-non-gamer-live-streaming-expands-on-the-platform/

3Côté, E. (2020, 21 avril). Le public est-il prêt à payer pour le virtuel ? La Presse. Récupéré de https://www.lapresse.ca/arts/spectacles/202004/20/01-5270189-le-public-est-il-pret-a-payer-pour-le-virtuel-.php

4Leblanc, E. (2020, 6 mai). L’après-COVID-19 : « Il ne faut pas gaspiller cette crise ». Radio-Canada. Récupéré de https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1699783/coronavirus-crise-economie-delocalisation-agriculture

5Britneff, B. (2020, 12 mai). Coronavirus: Governments’ recovery plans should take ‘green route,’ study says. Global News. Récupéré de https://globalnews.ca/news/6905894/coronavirus-governments-recovery-green-route-study/

Apprivoiser la bête ou l’art de démystifier l’implication étudiante

Crédit photo : Comité audiovisuel du magazine Le Culte

Par Claude-Emmanuelle Tremblay, étudiante au baccalauréat en communication (relations publiques)

« De nos jours, les jeunes ne veulent plus travailler. » On entend souvent ce type de remarque portée à l’égard de la jeunesse d’aujourd’hui concernant son rapport au cheminement scolaire et au milieu professionnel. La relève, considérée comme appartenant à une vague de free-spirit, est soi-disant fainéante et s’attend à recevoir ce qui lui est « dû » sur un plateau d’argent. Le travail acharné, semblerait-il, est désormais chose du passé.

Cependant, étant moi-même étudiante au baccalauréat en communication (relations publiques) depuis quelques mois déjà, je suis confrontée à une réalité bien différente. Je côtoie tous les jours des étudiant.e.s motivé.e.s qui ont appris à jongler avec leur emploi, leurs études ainsi que leur implication universitaire et ce, tout en restant sain.e.s d’esprit.

En septembre 2019, alors que j’entamais mon baccalauréat, j’appréhendais grandement la lourde charge de travail rattachée à chacun des cours. Inutile de le cacher, les nombreux travaux d’équipe demandent beaucoup de temps et d’organisation. Bien entendu, nous possédons presque tous et toutes un emploi étudiant à temps partiel et une vie sociale à entretenir, ce qui fait en sorte que nos horaires sont excessivement chargés. Nous sommes, dès lors, dans l’obligation de développer un sens de la planification hors pair. Conséquemment, il m’apparaissait très ambitieux de vouloir m’impliquer d’une manière ou d’une autre à l’université.

Au trimestre d’automne, l’ambiance de la rentrée se fait sentir dans les couloirs de l’UQÀM. Les membres des différents comités se livrent à un combat sans merci afin d’attirer l’attention de nouvelles recrues qui souhaiteraient potentiellement vouloir se joindre à leur équipe. Pour ma part, j’évite de croiser leur regard et poursuis ma route en me répétant que mon emploi et mes études m’occupent déjà amplement. Mes camarades de classe réussissent tout de même à me persuader de les accompagner aux rencontres d’information offertes par l’agence publicitaire étudiante L’Incubateur et le magazine culturel étudiant Le Culte. Bon, pourquoi pas!

En ce qui me concerne, je dois avouer que la littérature, et par le fait même, le domaine de l’écriture, m’intéressent énormément. La présentation des différents comités du magazine Le Culte m’interpelle particulièrement et malgré mes réticences, je décide de soumettre ma candidature au comité de rédaction. Pour faire une histoire courte, je suis finalement choisie et fais maintenant partie des quinze rédacteurs et rédactrices du magazine de la cuvée 2019-2020.

En toute honnêteté, j’ai vécu une période de remise en question à la suite de ma décision de m’impliquer dans le comité. Toutefois, c’est grâce à mon implication que j’ai été en mesure de développer un sentiment d’appartenance que je n’avais pas ressenti dans mes expériences scolaires précédentes envers à la communauté étudiante. J’ai eu la chance de faire la rencontre de plusieurs personnes faisant partie de d’autres programmes d’études et de créer de véritables liens avec celles-ci. En fin de compte, nous sommes tous et toutes dans le même bateau lorsque nous devons apprendre à gérer notre temps et les différentes sphères de nos vies. Bien entendu, cela requiert une certaine rigueur et un sens aigu des responsabilités. D’ailleurs, c’est une qualité remarquable qui nous permettra éventuellement de nous démarquer dans notre domaine de travail. Nous devons tous et toutes cesser d’être terrifié.e.s à l’idée de nous impliquer ou de prendre part à la vie étudiante. À mon avis, il s’agit de la meilleure manière d’alimenter notre motivation et de nous supporter les un.e.s et les autres.

Je tiens donc à vous partager mon expérience en espérant que cela vous incitera à faire le saut, vous aussi. Que ce soit auprès de votre association étudiante, d’une agence de publicité, des Jeux de la Communication ou d’un journal étudiant, votre implication vous donnera une occasion formidable de développer des aptitudes qui vous serviront dans le milieu professionnel. De plus, vous aurez la chance de mettre en pratique vos acquis et de vivre des expériences enrichissantes aux côtés de vos pairs.

Je suis persuadée que nous sommes une génération vaillante et déterminée, prête à relever les défis qui s’offrent à nous. S’impliquer à l’université demande beaucoup d’efforts et de motivation, je vous l’accorde. Cependant, les liens que vous allez créer ainsi que le bagage de connaissances que vous aurez en main en vaudront réellement le coup! 

Un stage en événementiel : un été rempli d’émotions

Par Josiane Bélanger-Riendeau, étudiante au baccalauréat en communication (relations publiques)

Je suis étudiante au baccalauréat en relations publiques et je viens tout juste de commencer ma deuxième année. J’ai appliqué au stage en événementiel en janvier dernier dans l’idée d’obtenir une certaine expérience dans le domaine, car il est, en effet, essentiel de développer des compétences clés sur le marché du travail lors de notre formation universitaire.

De mars jusqu’en début septembre, j’ai donc fait un stage en événementiel au Beachclub ce qui impliquait 20 à 30 heures par semaine. Ce stage a impliqué plusieurs événements et festivals tels que le Festival Metro Metro, Oasis Montréal, Escapade Music Festival et tous les spectacles au Beachclub. Donc oui, j’ai travaillé, mais j’ai eu énormément de plaisir aussi.

Faisant partie de l’équipe marketing, j’ai travaillé en tant que coordonnatrice communication et réseaux sociaux avec d’autres étudiants et étudiantes dans le domaine. Une expérience très formatrice qui m’a permis de m’immerger rapidement dans le marché du travail.

D’ailleurs, ça a fait du bien ! Connaître un monde comme celui de l’événementiel, où on communique avec nos publics au quotidien versus des cours théoriques et pratiques universitaires, ça permet de voir les communications sous un autre angle. Je le recommande fortement. Non seulement pour l’ambiance de l’événementiel en tant que tel, mais également pour le développement de nos apprentissages sur une courte période de temps. En effet, au cours de ce stage, j’ai pu exécuter des tâches très variées relatives à ma première année au baccalauréat telles que des relations de presse, de la création de contenu, de la rédaction d’articles, de la traduction, de l’élaboration de revues de presse et veilles médiatiques et de la gestion de communauté.

L’équipe marketing de l’entreprise travaillait non seulement en événementiel, mais également en lancement de nouveaux produits de la compagnie Beach Day Every Day : lancement des bouteilles de vin blanc et rosé, de la nouvelle saveur Canneberges festives et du café X Espresso Plus. Marketing, communication, digital et relations publiques étaient donc au rendez-vous.

Un beau défi

Un milieu qui est en activité jour et nuit, semaine et fin de semaine : c’est loin d’être le classique « 9 à 5 ». Cela fait en sorte que oui, c’est exigeant, mais c’est excitant et changeant, où chaque jour est un nouveau défi. De cet horaire amené à changer à tout moment, il y a une certaine adrénaline que j’aime beaucoup : on ne sait jamais à quoi vont ressembler nos journées et il faut toujours être à l’affût d’une nouvelle situation à gérer.

De plus, dans ce domaine, la communication interne est primordiale, mais est parfois mise de côté au profit de l’externe, qui elle, est maximisée pour chacun des festivals et événements. De ce fait, il est important d’être proactif, créatif et d’avoir de l’initiative afin de faire sa part dans tous les projets en place.

Je dois avouer qu’au départ, j’avais l’impression de ne pas avoir assez de connaissances : ayant seulement complété un an au baccalauréat, j’avais l’impression de ne pas pouvoir amener une valeur ajoutée à l’équipe alors que c’était tout le contraire. En effet, la première année en relations publiques à l’UQAM nous introduit non seulement au domaine, mais nous forme adéquatement pour maximiser nos apprentissages en début de parcours. Ayez confiance en vous et n’hésitez pas à foncer dans une sphère professionnelle qui vous intéresse dès le début du BAC.

Bien que cette expérience professionnelle n’ait pas été rémunérée, je considère que ce stage d’une durée de six mois a été extrêmement édifiant. En plus d’avoir assisté tout l’été à des spectacles impressionnants, j’ai pu interagir avec des gens d’expérience ayant une formation plus poussée en marketing qu’en relations publiques.  Conséquemment, en amenant ma formation en communication au sein de l’équipe, j’ai pu contribuer avec les connaissances que j’avais acquises au cours de ma première année de formation.

J’ai travaillé tout l’été, mais j’ai également découvert des artistes que je ne connaissais pas ainsi que plusieurs styles musicaux auxquels je ne m’intéressais pas particulièrement au départ. Au final, en plus d’acquérir une grande expérience sur le marché du travail, j’ai rencontré des gens que je n’oublierai jamais – bref, ça a été le plus bel été de ma vie. Prochaine étape : travailler en agence pour en apprendre davantage sur ces domaines diversifiés que sont la communication et les relations publiques.

À lire aussi : [Le travail en agence : la meilleure école qui soit]

Étudiant-athlète : une perspective en relations publiques

Par Laurent Palacio-Tellier, étudiant au baccalauréat en communication (relations publiques)

Je viens tout juste de terminer ma deuxième année au baccalauréat en relations publiques et ma quatrième année à l’UQAM. Je suis arrivé à l’UQAM en 2015 en ne sachant que deux choses : je voulais aller à l’université et je voulais jouer pour l’équipe de soccer des Citadins de l’UQAM. Voilà, c’est tout. Je n’étais pas certain du programme que je voulais, mais le domaine des communications était celui qui m’intéressait le plus.

Ainsi, j’ai fait ma demande d’admission pour trois programmes en communication : journalisme, politique et société ainsi que relations publiques. À la suite des rencontres que j’ai eues, je me suis finalement inscrit au baccalauréat en communication, politique et société. Je ne savais pas ce que j’allais en tirer, mais ce qui m’importait était d’être à l’université et jouer au soccer. Le reste, je verrais plus tard. J’ai donc fait mes deux premières années à l’université en soccer principalement, avec mes cours et le travail en extra.

Le sport universitaire avec cette équipe est ce qui me permet de rester motivé tout au long de l’année à venir à l’école. Entre les entrainements, les matchs, les déplacements, les rencontres, les rendez-vous au physio et autres, environ 25 heures par semaine sont consacrées à mon sport durant la session d’automne. Cela semble beaucoup, mais ce ne l’est pas en réalité. À l’inverse, une fois que la saison est terminée, j’ai l’impression d’avoir beaucoup trop de temps et je m’y perds un peu.

Après deux ans en communication, politique et société, j’ai décidé de changer de programme, car je ne pouvais pas rester à l’université en soccer indéfiniment. Cependant, les cours que j’ai eu durant mes deux premières années en communication, politique et société ont été très utiles pour moi. Je pense sincèrement que ce sont ces deux années qui m’ont permis de mieux comprendre le monde des communications et des affaires publiques. C’est mon évolution personnelle que j’en ai tirée qui m’a amenée vers les relations publiques.

Je me suis donc inscrit au baccalauréat en relations publiques en 2017, tout en continuant de jouer avec les Citadins. Au début, je ne savais pas comment décrire les relations publiques. En fait, à mes débuts, je ne savais pas tout à fait ce que c’était pour être honnête. Quand ma famille me demandait ce que j’étudiais, la réponse « relations publiques » ne suffisait souvent pas. Au départ, je disais que ça ressemblait au marketing, mais sans le domaine des ventes. J’utilisais cette explication pour faire simple, mais je réalise maintenant que cette définition est très réductrice du rôle que peuvent jouer les relations publiques. Lorsqu’on me demandait le poste que je pourrais occuper à la suite du baccalauréat, ma réponse était tout aussi vague. Je disais que je serais relationniste. La réalité, c’est que je n’en avais pas la moindre idée du poste que j’occuperais.

Lors de mon premier cours de relations de presse, mon professeur, Olivier Turbide, avait mentionné l’émission « Dans les médias » diffusée sur les ondes de Télé-Québec. Cette émission m’a permis de mieux comprendre les relations publiques, mais aussi d’apprécier le domaine encore plus. Mon cheminement m’a ensuite permis de découvrir et comprendre la gestion d’image, la communication marketing, la commandite, la gestion de crise, l’art des discours et de la prise de parole, la communication graphique et numérique, la rédaction efficace, le plan de communication, le service-conseil et encore bien d’autres aspects des relations publiques.

À la suite de ces apprentissages, je peux dire que je comprends mieux en quoi les relations publiques consistent et l’ensemble des pratiques qu’elles englobent, mais il est plus important de se demander à quoi elles servent. Évidemment, les réseaux sociaux et l’ère du numérique modifient les pratiques dans le domaine des communications, mais le principe de base reste le même. Les relations publiques permettent de diffuser un message, de vulgariser, de se faire connaitre et de partager avec ceux qu’on désire atteindre.

Pour clore, je crois surtout que les relations publiques permettent de se comprendre, se faire comprendre et de comprendre les autres, et ce par divers moyens et plateformes. C’est dans ces trois aspects que réside la complexité, mais surtout la pertinence des relations publiques dans la société. Encore aujourd’hui, je ne sais pas tout à fait ce que je ferai comme travail après ma formation, mais cela ne m’inquiète plus, car je sais que je serai en mesure de mieux concevoir la société ainsi que les enjeux et les acteurs qui la composent.

Fin de session : gérer efficacement ton emploi du temps

Crédit : CASACOM

Par Noémi Foucault, diplômée et conseillère en communication marketing chez CASACOM

La gestion du temps est un sujet chaud pour tous les étudiants (et même les professionnels). Entre les examens, le travail et la vie sociale, il est parfois difficile de prioriser ses tâches et de minimiser les nuits écourtées avant les examens. Comme notre collaboratrice Jade Charette-Côté te l’a expliqué dans son dernier billet, tout commence par une bonne gestion de ton horaire. Une fois que celui-ci est optimisé, tu gagneras beaucoup à bien gérer ton temps. Voici mes meilleurs trucs pour le faire.

  1. Faire la liste des tâches à accomplir

Commence par les principales tâches à accomplir, les plus urgentes. Si ta liste contient l’ensemble de tes tâches jusqu’à la fin de la session, tu risques de te décourager et de perdre le fil. Et si certaines tâches sont complexes ou longues à réaliser, comme un plan de communication, décompose-les en plusieurs activités simples à planifier. Si possible, liste-les en blocs de 30 à 60 minutes pour faciliter ton organisation.

  1. Affecter une priorité à chacune des tâches

Lorsque tu reçois une tâche à accomplir, prends le temps de la consulter pour évaluer le temps requis afin de t’assurer de remettre un travail de qualité à temps. Prends du recul et affecte une priorité à chacune de tes tâches, allant de prioritaire à secondaire. Si plusieurs tâches sont prioritaires, passe-les de nouveau en revue selon la date de remise.

  1. Classer tes tâches en ordre de priorité et organisation de ton agenda

Cette habitude de bien gérer tes priorités te servira autant pour tes études et tes stages que pour ta vie professionnelle. Tous les vendredis, je prends une trentaine de minutes pour passer en revue la semaine qui suit et pour préparer mon horaire. Je travaille avec un code de couleurs dans mon agenda Outlook, en classant par exemple mes rappels pour mes livrables, blocs de travail pour mes clients, appels et formations. Ensuite, je prépare une liste chaque soir de ce que je veux accomplir le lendemain. Je peux cocher les tâches traitées et reporter les tâches incomplètes au lendemain. Voir le travail accompli est tellement motivant! Ou au contraire, lorsque j’ai été moins productive, je sais ma charge de travail sera plus importante le lendemain.

N’oublie pas de te fixer des objectifs réalistes et temporels, et de surtout te garder des pauses pour aérer tes neurones.

Bonne fin de session!

Mon séjour d’études inoubliable en Californie

Par Rosemarie Gilbert, Étudiante en Communication – Relations Publiques (Cohorte 2017-2020)

Lorsque j’ai décidé d’entamer un séjour d’études à l’étranger, tout le monde me disait qu’un échange étudiant comme celui-ci : «Ça change une vie!» Je peux maintenant affirmer que c’est vrai! Depuis mon arrivée à Cal State San Bernardino, je profite de la vie comme jamais. Chaque journée est différente, chaque journée est magique. Je suis en Californie depuis le mois de septembre 2018 et je quitte au mois de juin 2019; je ne veux plus partir!

Depuis que j’ai posé mes pieds sur le campus de CSUSB le 16 septembre dernier, j’ai fait la rencontre de plusieurs personnes incroyables. Des étudiants internationaux qui sont en échange étudiant tout comme moi ainsi que des étudiants californiens; des gens extraordinaires issus de parcours et de milieux différents qui m’amènent à ouvrir mes horizons et qui me permettent de voir la vie différemment. Des gens que je n’oublierai jamais et qui resteront toujours dans mon cœur. Mon échange m’a réellement permis de créer des amitiés que je ne perdrai jamais.

Il ne va sans dire que depuis mon arrivée en Californie, j’ai fait la visite de différents endroits inoubliables : le désert de Mojave, le parc national de Joshua Tree, plusieurs plages magnifiques, la magnifique et si diversifiée ville de L.A., pour ne nommer que quelques endroits. Des paysages et des endroits que je n’oublierai jamais vu les bons moments que j’ai vécus et vu les personnes exceptionnelles avec qui j’ai partagé ces moments. Je me dois de ne pas oublier le côté académique de mon échange. Je considère que je possède une chance énorme de pouvoir étudier dans une université américaine et dans ma deuxième langue. Mon échange étudiant m’a certainement permis d’améliorer mon anglais à 300%! Il est clair que mon séjour d’études à l’étranger m’aura permis de grandir en tant que personne ainsi que d’évoluer académiquement et professionnellement.

C’est vraiment l’aventure de ma vie! Une aventure qui a déjà significativement changé ma vie à jamais. Une aventure qui me permet de devenir une femme confiante, accomplie et qui est sûre d’elle, prête à devenir une femme dans le monde adulte et dans le monde professionnel.

Échange étudiant à California State University of San Bernardino – Trimestres d’automne 2018, d’hiver 2019 et de printemps 2019.

Comment gérer son horaire ?

Par Jade Charette-Côté, diplômée du programme

L’université est définitivement une étape excitante et stimulante comme jeune professionnel. Mais c’est aussi un engagement très prenant qui demande beaucoup de temps, et donc une grande disponibilité physique, émotionnelle et mentale. Voici donc quelques conseils pour mieux gérer son horaire :

Règle générale : si on veut alléger son horaire, il est toujours préférable d’annuler des cours qui sont offerts à plusieurs sessions. Ça laisse plus de jeu lors des futures inscriptions. Par exemple, les cours de première année « COM3121 – Introduction aux relations publiques » et « MKG3300 – Marketing » sont offerts lors des sessions d’automne, d’hiver et d’été. Même chose pour les cours « MET3224 – Introduction à la gestion de projet », « MKG5301 – Recherche en marketing » et « DSR2010 – Responsabilité sociale des entreprises », ainsi que les deux stages obligatoires.

Certains cours sont aussi offerts à la session d’automne et d’hiver. C’est donc toujours une bonne idée de prendre de l’avance en planifiant son horaire complet pour tout le baccalauréat pour être certain de ne pas être pris à faire un seul cours un an plus tard ou de suivre trop de cours en même temps. On peut vérifier la disponibilité des cours et leurs syllabus sur la page du baccalauréat en communication – relations publiques.

Il est aussi possible de suivre des cours d’été intensifs. Personnellement, je les recommande puisqu’ils ne durent que 2 mois, laissent tout de même 2 mois de congé (juillet et août) et vont plus vite! Ça ne laisse presque pas le temps d’oublier la matière entre les cours. Puisque tous les cours sont donnés 2 fois par semaine (2 fois 3 heures) lors de la session d’été, je conseille de prendre un maximum de 2 cours puisque 2 cours en valent 4 en termes d’étude et de temps.

Ce sont selon moi de bonnes façons d’étendre ses cours et de mieux respirer. Une autre bonne option est de faire ses stages l’été. Il est même possible de faire un ou deux cours d’été, puis son stage juste après dès la fin du mois de juin!

Et puis à chacun son parcours. Il est toujours envisageable de faire son baccalauréat en plus de 3 ans selon ses besoins et ses envies! Il n’y a pas qu’une seule façon de compléter son baccalauréat. Il suffit de trouver la façon qui fonctionne pour nous.

Affaires publiques et lobbying : une facette méconnue des relations publiques

Par Frédérick Truchon-Gagnon, diplômée et chargée de projets au Cabinet de relations publiques NATIONAL 

À dire vrai, lorsque je me suis inscrite au baccalauréat, je ne connaissais pas réellement ce qu’étaient les relations publiques. J’avais quelques phrases toutes faites en tête : « c’est gérer l’image d’une compagnie, contribuer à accroitre sa notoriété », mais je ne savais pas vraiment ce qu’un relationniste faisait au quotidien, mis à part peut-être organiser des conférences de presse.

Durant mes études – et peut-être est-ce en raison des cours optionnels que j’ai choisis (ceux qui ne se donnaient pas le vendredi) – l’accent était plutôt mis sur les relations publiques entourant la communication marketing, qui est orientée davantage vers le consommateur. Les affaires publiques, où l’on doit composer avec des parties prenantes (gouvernements, partenaires d’affaires, investisseurs, etc.) étaient moins souvent abordées.

Je veux dire par là que l’événementiel et les lancements de produits étaient plus souvent pris en exemples qu’une annonce de fermeture d’usine, un enjeu d’acceptabilité sociale ou encore le positionnement d’un PDG d’entreprise (peut-être parce que moins glamour).

Mon premier stage s’est déroulé au siège social d’une grande entreprise de commerce de détail. Je recensais les parutions de la marque dans les magazines, je participais à l’organisation des journées de presse, où l’on présentait les nouvelles collections aux journalistes et je m’assurais de fournir les modèles les plus convoités aux influenceurs de l’industrie. Ce fut, dans l’ensemble, une belle expérience. Bien que j’aie toujours été attirée par la mode, et étant au début de ma carrière, je souhaitais toutefois explorer d’autres avenues afin de m’accomplir professionnellement.

La découverte des affaires publiques 

Mon horizon de carrière est devenu beaucoup plus clair le jour où je suis entrée pour la première fois dans les impressionnants bureaux au centre-ville du cabinet où je souhaitais effectuer mon deuxième stage. Lors de mon entrevue, on m’a demandé si je souhaitais travailler dans le département de marketing, de pharmaceutique, de numérique, corporatif ou d’affaires publiques. « Affaires publiques », je trouvais que ça sonnait bien.

Je voulais être au cœur de l’actualité et je souhaitais contribuer à des mandats stratégiques, complexes et diversifiés. C’est à partir de ce moment-là que j’ai réellement découvert ce que je voulais faire dans la vie, ou du moins par où je voulais commencer.

D’abord, un petit mot sur les cabinets de relations publiques : pour une fille quelque peu dernière minute qui performe bien sous la pression, c’est un bel environnement. Je ne sais jamais de quoi mes journées auront l’air et c’est ce qui fait que j’ai envie de me lever chaque matin pour aller au travail (même les vendredis post 5-7 du jeudi qui ne finissent jamais à 7 h). J’ai une liste de priorités pour la journée, mais quelque chose de plus urgent peut toujours atterrir sur mon bureau et faire en sorte que tout ce qui était prévu soit décalé. Une annonce ministérielle, un article dans La Presse, l’adoption d’un nouveau règlement municipal ou tout simplement un nouveau client en gestion de crise : le vent peut tourner rapidement. L’adrénaline qui en découle est, pour moi, très stimulante.

Je travaille tant avec des associations que de grandes entreprises, des OBNL ou des PME, et ce, dans une multitude de secteurs. L’immobilier, la santé, la finance, les TI, la petite enfance, les énergies renouvelables et le cannabis ne sont que quelques exemples.

J’ai la chance de travailler au sein du plus grand cabinet de relations publiques au Canada, ce qui demande beaucoup de rigueur, mais aussi me permet de travailler avec des dirigeants d’entreprises inspirants et de prendre part aux enjeux qui font vibrer l’univers politique et médiatique du Québec.

Et oui, je suis lobbyiste

Parlant de politique, j’ai rapidement été appelée, par la force des choses, à accompagner des clients dans leurs relations gouvernementales, que ce soit au palier municipal, provincial et parfois même fédéral. Je m’y suis intéressée dès mon arrivée et j’y ai rapidement pris goût.

Les lobbyistes sont souvent démonisés. J’aime comparer ce métier à celui d’avocat : ton travail déprendra des clients que tu défendras ou, dans le cas des lobbyistes, que tu accompagneras et conseilleras. Au cours des années, j’ai été appelée à travailler sur des mandats variés et inspirants, que ce soit pour l’avènement d’une nouvelle technologie dans le domaine des énergies renouvelables, l’offre de nouveaux services aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou encore la protection des consommateurs dans le cadre d’une révision de la loi sur l’encadrement des services financiers au Québec.

Ce travail demande un haut niveau d’analyse, beaucoup de jugement et une connaissance aiguisée des processus gouvernementaux, des acteurs clés (tant des élus, du personnel politique que des fonctionnaires), ainsi que des orientations ministérielles. J’ai la chance de travailler avec des collègues chevronnés qui m’en apprennent plus chaque jour. Participer aux consultations publiques entourant l’étude d’un nouveau projet de loi, rechercher du financement, organiser des rencontres sur la colline parlementaire avec des ministres clés pour discuter de différents enjeux, bref, faire valoir les intérêts de mes clients auprès des décideurs publics afin de négocier ou d’influencer le contenu des politiques est pour moi non seulement stimulant, mais aussi gratifiant.

Et il y a tant à apprendre. J’en suis encore à mes débuts, que ce soit en relations gouvernementales ou en relations publiques en général, mais une chose est certaine : j’adore ce métier et je n’aurais sans doute pas découvert cette facette des communications si je n’avais pas osé essayer quelque chose qui, de prime abord, m’était totalement inconnu.

Pourquoi choisir les influenceurs pour communiquer?

Crédit : CASACOM

Par Noémi Foucault, diplômée et conseillère en communication marketing chez CASACOM

Saviez-vous que 60% des consommateurs sont influencés par une publication sur les réseaux sociaux ou sur un blogue? Depuis quelques années déjà, le mot « influenceur » est sur toutes les lèvres. Sachons que le marketing d’influence se définit par l’ensemble des pratiques visant à utiliser le potentiel de recommandation des influenceurs. Selon mon dictionnaire, nous sommes tout simplement inspirés par les créateurs de contenus inspirants qui recommandent des produits répondant à nos besoins.

Pourquoi choisir ce type de communication plutôt que des relations de presse traditionnelles ou encore de l’achat média? Voici quelques pistes pour vous éclairer.

  1. Pour travailler avec un créateur de contenu externe

Lorsque nous travaillons avec une entreprise ou une marque, les contenus sont souvent planifiés selon une certaine stratégie. En engageant un influenceur, vous faites appel à un créateur de contenu externe – pouvant créer autant des textes que de la photo ou de la vidéo – ayant une perspective tout à fait différente. C’est l’occasion de produire du contenu qui sortira de l’ordinaire!

  1. Pour élargir votre audience

Choisir un influenceur pour mettre de l’avant une entreprise ou une marque c’est rejoindre un tout nouveau réseau. En s’assurant que le partenariat soit authentique, non seulement vous élargissez votre réseau, mais l’auditoire sera directement atteint en fonction de ses intérêts.

  1. Pour améliorer le référencement

En collaborant avec des influenceurs ayant une forte présence numérique (blogue populaire, YouTube à forte portée, etc.), vous pourrez améliorer le référencement de la marque ou de l’entreprise. Plus le partenariat est bien construit, plus il y aura une affluence des clics et des visites sur le site web du client en question, ce qui pourra avoir un impact sur le référencement Google ou encore sur les ventes.

  1. Pour rejoindre un auditoire peu réceptif à la publicité

88% des consommateurs affirment considérer davantage les recommandations de leurs pairs plutôt que la publicité traditionnelle, tandis que 40% des milléniaux (nous!) utilisent ce qu’on appelle des Ad Blockers. Comment rejoindre un tel auditoire dans ces conditions? En créant du contenu de concert avec un influenceur, vous pourrez rejoindre la clientèle ciblée en positionnant ce contenu comme étant une publication organique plutôt que promotionnelle aux yeux des Ad Blockers.

  1. Pour élever la notoriété et crédibilité

Avoir l’opinion d’une personne externe est certainement la façon la plus simple et efficace d’accroître la notoriété et crédibilité de la marque. Permettez-moi de vous donner un bref exemple. Connaissez-vous la marque de montres Daniel Wellington? Saviez-vous qu’elle avait été fondée en 2009? La marque voulait récemment s’établir comme une entreprise de montres tendances et abordables. En optant pour une stratégie numérique intégrant des influenceurs d’âges et d’intérêts divers comme Kendall Jenner, Noémie Lacerte, Alicia Moffet et Mariepier Morin, Daniel Wellington est maintenant une marque évaluée à plus de 200 millions $ de dollars.

Il existe toutes sortes de raisons pour collaborer avec les influenceurs. Avec l’évolution des médias sociaux et du comportement des consommateurs, un seul mot d’ordre demeure en 2019 : l’authenticité du partenariat aura un impact plus que direct sur la performance de la campagne.

Maintenant, gardez l’œil ouvert! Par qui êtes-vous influencés au quotidien?

Lettre aux relations publiques

Par : Julianne Robert

Chères relations publiques,

J’aimerais commencer cette lettre en spécifiant que cela n’a pas toujours été une histoire d’amour, toi et moi, mais au final notre relation en ressort plus forte.

La découverte des relations publiques

C’est un peu dans la confusion et l’ignorance que j’ai débuté mon baccalauréat en relations publiques, en 2014. La jeune collégienne un peu perdue en moi ne savait pas réellement où donner de la tête et avait à peine une image claire de ce en quoi consistait réellement le métier de relationniste. Malgré tout, l’UQÀM m’a bien accueillie. J’ai été surprise par la grandeur des murs, mais d’autant plus par l’énergie et la passion qui émanaient de mes collègues de classe et de ceux qui prenaient le temps de nous transmettre leur savoir. Je me suis tout doucement laissée impressionner et j’ai suivi la vague comme une spectatrice, mais mes compétences de surfeuse laissaient encore à désirer. Cette première année fut de loin la plus stimulante, même si le doute persistait. Les possibilités étaient infinies et je ne savais pas vers quoi me diriger. J’ai terminé cette première année tout aussi confuse qu’à mon arrivée.

Une deuxième année en montagnes russes

J’ai entamé cette deuxième année avec de grandes intentions et un peu de courage dans mon sac à dos. Ce que je ne savais pas, c’est que j’allais en avoir bien besoin. Les cours étaient toujours très intéressants, mais je me demandais si cela n’était pas simplement dû à ma curiosité insatiable ou bien en raison des amitiés que je m’étais forgées au fil du temps. Une chose était certaine, même si je n’étais pas convaincue de vouloir travailler en relations publiques, je n’avais aucune autre idée de ce que je voulais faire. Je me suis dit à ce moment-là que si la théorie ne m’avait pas convaincue, peut-être que la pratique, elle, réussirait. C’est ainsi que j’ai commencé les démarches pour effectuer un premier stage. À l’inverse de plusieurs collègues de classe, j’étais l’une des rares à débuter mes stages en deuxième année. Je vous épargne les détails. En résumé, mon premier stage fut catastrophique. J’enfilais les erreurs, je laissais le stress prendre le dessus et j’avais l’impression d’avoir été frappée de plein fouet par un tsunami. Je me demandais alors vraiment ce que je faisais dans ce domaine et j’ai décidé de prendre l’été pour y réfléchir. Cette deuxième année a de loin été la plus difficile, mais ô combien formatrice émotionnellement et professionnellement.

Terminer sur une note positive

La chaleur, le soleil et la détente ont finalement été d’une grande thérapie. J’ai entamé cette troisième année en donnant une seconde chance aux relations publiques. Encore une fois, je ne peux affirmer si ce sont mes collègues qui m’ont fait revenir ou bien le sentiment d’échec que j’aurais ressenti de ne pas finir ce que j’avais commencé. Avec le recul, je vous dirais que c’était probablement un peu des deux. L’important est que je revenais énergisée, motivée et prête à entamer le dernier blitz. Cette dernière étape commençait bien, car à ma plus grande surprise, une agence me contactait pour m’offrir un stage. Cette fois-ci, je me suis dit que j’allais le réaliser dans un tout autre état d’esprit ; faire table rase de ma première expérience et recommencer à zéro. J’étais zen et pleine de confiance. On m’a attitré de beaux mandats, on m’a laissé de la latitude dans mes décisions et je m’y suis plu comme jamais. Ma vision et mon approche du métier ont complètement changés. J’ai compris à ce moment que ce n’était pas la relation entre les relations publiques et moi qui était conflictuelle, mais bien le milieu où j’allais travailler. Cela a été un déclic important. Il me fallait donc trouver une entreprise où j’allais être bien. Bien avec les mandats, bien avec l’équipe, bien avec moi-même, aussi simple que cela. La fin du baccalauréat approchait et je me sentais déjà nostalgique face à ce périple. Toutes ces heures à étudier, à rencontrer mes coéquipiers pour les travaux… Toutes ces heures de sommeil que je n’ai pas eu et ces litres de café ingurgités. Je tournais finalement la page sur un chapitre marquant de ma vie.

Faire le point

Cela fait maintenant à peine plus d’un an que j’ai graduée et ce que j’ai envie de dire est « Merci ». Merci à ces nouvelles amitiés qui se sont développées et à tous ceux qui ont croisé ma route. Merci à l’UQÀM et au baccalauréat en relations publiques. Je ne retiens pas que du positif, mais avec le recul, ces trois années ont été de loin les plus formatrices. J’ai fait du chemin, même si je me sentais faire du surplace par moment. Je me suis questionnée si souvent, j’ai passé si près d’abandonner, j’ai été confrontée à des personnalités si différentes, mais je n’ai jamais été aussi bien outillée pour affronter le futur. Certains vous diront qu’un baccalauréat n’est qu’un bout de papier. Moi je vous dirais que c’est d’abord et avant tout une grande aventure. Pour moi, le baccalauréat en relations publiques a été significatif et rempli de rencontres extraordinaires. J’y ai développé une connaissance approfondie de qui je suis et de ce à quoi j’aspirais dans la vie. Je partais avec des souvenirs plein les poches. Cela peut paraître cliché, mais je suis convaincue que plusieurs se reconnaîtront dans mon parcours un peu tordu. Au final, même si comme moi, vous vous posez mille et une questions, j’aimerais vous dire que c’est correct de ne pas savoir et de ne pas tout prévoir. C’est correct de se laisser bercer par la vague et non de la surfer.

D’une finissante toujours un peu perdue