Par Claude-Emmanuelle Tremblay, étudiante au baccalauréat en communication (relations publiques)
« De nos jours, les jeunes ne veulent plus travailler. » On entend souvent ce type de remarque portée à l’égard de la jeunesse d’aujourd’hui concernant son rapport au cheminement scolaire et au milieu professionnel. La relève, considérée comme appartenant à une vague de free-spirit, est soi-disant fainéante et s’attend à recevoir ce qui lui est « dû » sur un plateau d’argent. Le travail acharné, semblerait-il, est désormais chose du passé.
Cependant, étant moi-même étudiante au baccalauréat en communication (relations publiques) depuis quelques mois déjà, je suis confrontée à une réalité bien différente. Je côtoie tous les jours des étudiant.e.s motivé.e.s qui ont appris à jongler avec leur emploi, leurs études ainsi que leur implication universitaire et ce, tout en restant sain.e.s d’esprit.
En septembre 2019, alors que j’entamais mon baccalauréat, j’appréhendais grandement la lourde charge de travail rattachée à chacun des cours. Inutile de le cacher, les nombreux travaux d’équipe demandent beaucoup de temps et d’organisation. Bien entendu, nous possédons presque tous et toutes un emploi étudiant à temps partiel et une vie sociale à entretenir, ce qui fait en sorte que nos horaires sont excessivement chargés. Nous sommes, dès lors, dans l’obligation de développer un sens de la planification hors pair. Conséquemment, il m’apparaissait très ambitieux de vouloir m’impliquer d’une manière ou d’une autre à l’université.
Au trimestre d’automne, l’ambiance de la rentrée se fait sentir dans les couloirs de l’UQÀM. Les membres des différents comités se livrent à un combat sans merci afin d’attirer l’attention de nouvelles recrues qui souhaiteraient potentiellement vouloir se joindre à leur équipe. Pour ma part, j’évite de croiser leur regard et poursuis ma route en me répétant que mon emploi et mes études m’occupent déjà amplement. Mes camarades de classe réussissent tout de même à me persuader de les accompagner aux rencontres d’information offertes par l’agence publicitaire étudiante L’Incubateur et le magazine culturel étudiant Le Culte. Bon, pourquoi pas!
En ce qui me concerne, je dois avouer que la littérature, et par le fait même, le domaine de l’écriture, m’intéressent énormément. La présentation des différents comités du magazine Le Culte m’interpelle particulièrement et malgré mes réticences, je décide de soumettre ma candidature au comité de rédaction. Pour faire une histoire courte, je suis finalement choisie et fais maintenant partie des quinze rédacteurs et rédactrices du magazine de la cuvée 2019-2020.
En toute honnêteté, j’ai vécu une période de remise en question à la suite de ma décision de m’impliquer dans le comité. Toutefois, c’est grâce à mon implication que j’ai été en mesure de développer un sentiment d’appartenance que je n’avais pas ressenti dans mes expériences scolaires précédentes envers à la communauté étudiante. J’ai eu la chance de faire la rencontre de plusieurs personnes faisant partie de d’autres programmes d’études et de créer de véritables liens avec celles-ci. En fin de compte, nous sommes tous et toutes dans le même bateau lorsque nous devons apprendre à gérer notre temps et les différentes sphères de nos vies. Bien entendu, cela requiert une certaine rigueur et un sens aigu des responsabilités. D’ailleurs, c’est une qualité remarquable qui nous permettra éventuellement de nous démarquer dans notre domaine de travail. Nous devons tous et toutes cesser d’être terrifié.e.s à l’idée de nous impliquer ou de prendre part à la vie étudiante. À mon avis, il s’agit de la meilleure manière d’alimenter notre motivation et de nous supporter les un.e.s et les autres.
Je tiens donc à vous partager mon expérience en espérant que cela vous incitera à faire le saut, vous aussi. Que ce soit auprès de votre association étudiante, d’une agence de publicité, des Jeux de la Communication ou d’un journal étudiant, votre implication vous donnera une occasion formidable de développer des aptitudes qui vous serviront dans le milieu professionnel. De plus, vous aurez la chance de mettre en pratique vos acquis et de vivre des expériences enrichissantes aux côtés de vos pairs.
Je suis persuadée que nous sommes une génération vaillante et déterminée, prête à relever les défis qui s’offrent à nous. S’impliquer à l’université demande beaucoup d’efforts et de motivation, je vous l’accorde. Cependant, les liens que vous allez créer ainsi que le bagage de connaissances que vous aurez en main en vaudront réellement le coup!
