Changer le monde grâce aux relations publiques

Par Audrey Bélanger O’Keefe, étudiante au baccalauréat en communication (relations publiques)

Dans cet article, Audrey nous partage ses questionnements et ses craintes, mais surtout, ses aspirations en tant que future relationniste ; un texte inspirant.

 

Bien avant d’écrire ce billet, je me suis questionnée sur les raisons de choisir des études en relations publiques. Après réflexion, j’ai finalement compris mes motifs et me suis demandé si ces derniers étaient partagés par d’autres. J’ai donc fait un petit tour de mes collègues pour connaître les leurs. J’ai obtenu des réponses très variées. Ceci étant dit, ces dernières pouvaient être regroupées en deux grandes catégories. D’un côté, on retrouvait une passion innée pour la communication. D’un autre côté, on cherchait plutôt à obtenir un emploi bien précis qui nécessitait d’avoir le diplôme en relations publiques. C’est à ce moment que j’ai réalisé que j’étais la seule, du moins dans mon cercle d’amis, à avoir pris la situation à l’envers.

Pour la cause

Je n’ai pas choisi les relations publiques, car il était tout naturel pour moi de le faire, bien au contraire. Je suis de nature plutôt introvertie, je fige devant une caméra comme un cerf devant des phares et je dois prendre mon courage à deux mains chaque fois que je m’exprime en public. J’ai choisi les relations publiques par nécessité, car voyez-vous, ce qui m’intéresse vraiment dans la vie, c’est la santé de notre planète. Or, cette santé n’est possible que si nous parvenons à communiquer et à faire comprendre au plus grand nombre les enjeux relatifs à sa préservation. J’ai choisi les relations publiques pour la cause et accepté de travailler sur mes faiblesses afin que celle-ci puisse avancer.

Problème de communication

Je regarde la situation se dégrader depuis un moment dans le désintérêt total d’une grande, trop grande partie de la population. En réfléchissant à ce que je pouvais faire pour mettre l’épaule à la roue, j’en suis venue à la conclusion que ce dont l’environnement avait vraiment besoin, c’était d’une bonne relationniste. Remarquez que je n’ai pas utilisé le mot porte-parole, car nous, futurs professionnels, connaissons la différence entre les deux.

Pour revenir au sujet de l’environnement : on ne peut pas dire que le message ne circule pas. Pas une semaine ne passe sans que ce dernier nous soit rabâché d’une manière ou d’une autre et pourtant les vrais changements tardent à se réaliser. Il existe un réel problème de communication et avant d’entamer mes études, je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus blâmant l’ignorance et l’appât du gain. Mais le problème se situe autre part.

La co-construction

L’une des premières choses que l’on nous apprend dans ce programme est que la communication se fait dans les deux sens et c’est selon moi exactement là où se situe le problème de l’environnement : la communication se fait à sens unique. Les enjeux sont exposés au public, mais ce dernier ne s’y reconnait pas. Pour susciter l’engagement du public, nous nous devons d’établir des relations qui favorisent la compréhension mutuelle : il faut déloger les enjeux de la sphère mondiale et les ramener à une échelle humaine afin de coconstruire une société plus saine dans laquelle chacun se reconnait et comprend le rôle qu’il y joue. De cette façon, selon mon humble avis, les relations publiques pourront changer le monde.

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