Par Catherine Rousseau, étudiante au baccalauréat en communication (relations publiques)
Dans ce texte, Catherine aborde les différents défis liés au télétravail et l’importance d’une bonne communication interne en ces temps de pandémie.
Les termes « présentiel » et « télétravail » n’ont jamais été autant utilisés que lors de cette pandémie. Selon l’Enquête canadienne sur la situation des entreprises de mai 2020 pour le Québec, plus du tiers (34.2 %) des entreprises ont déclaré que 10 % ou plus de leurs employés faisaient du télétravail. De plus, près d’une entreprise sur quatre (23.2 %) prévoit qu’au moins 10 % de ses employés travailleront selon ce mode de travail après la pandémie. En ce qui concerne les secteurs de l’industrie de l’information et de la culture, ce taux augmente à plus de la moitié, soit 58,4%. Enfin, pour ce qui est des services professionnels, scientifiques et techniques, ce dernier atteint 53,3%.
À la lumière de ces propos, pouvons-nous dire que le télétravail sera un mode privilégié une fois la pandémie derrière nous ?
La communication interne en temps de crise
Avec la question du confinement, la communication interne n’a jamais été aussi importante. Dès le premier jour, les entreprises ont voulu être en parfait contrôle de la situation. Malgré cette grande détermination, elles ont malgré tout fait face à de multiples imprévus. En réponse à cette situation, elles ont misé sur une communication active : puisque les réunions formelles n’avaient plus lieu, l’ensemble des membres organisationnels ce sont habitués à s’informer de façon continue entre eux pour ne pas affecter la coordination des équipes. Les circonstances ont alors amené les entreprises à profiter pleinement du digital en mettant notamment de l’avant des feuilles de routes partagées, un agenda commun, des réunions synchrones, une plateforme pour le partage des documents, etc. Nécessaires à la réalisation du travail à effectuer en organisation, il s’agit là des outils les plus formels de la communication. Toutefois, comment maintenir la culture d’entreprise à distance ? Plus encore, comment s’assurer d’avoir une juste rétroaction de la part des membres pour s’assurer de connaître leur réel avis au quotidien et de maintenir, conséquemment, leur niveau de motivation à un niveau optimal? En présentiel, il est plutôt commun d’échanger sur des sujets moins formels. Voilà une belle occasion pour les membres d’une organisation de renforcer leur dynamique d’équipe. Or, l’une des tendances actuelles du télétravail est de se débrancher dès qu’une réunion officielle prend fin.
Dans ce contexte, la culture organisationnelle est mise à rude épreuve; posséder une équipe soudée et solide devient, dès l’or, d’une grande importance. En réponse à cette situation, certaines idées se sont concrétisées au sein des entreprises pour maintenir la cohésion de l’équipe : dîner ensemble, partager des bons coups, faire des activités de groupe à distance, etc. Enfin, tous ces éléments démontrent que les entreprises peuvent, malgré les obstacles présentés un peu plus haut, adaptées leur communication interne en fonction du mode de travail.
Les limites du télétravail
Le télétravail a connu une hausse importante en popularité. Le sujet s’est effectivement retrouvé au coeur de plusieurs articles. Dans ces derniers, on affirme certaines forces, mais également certaines faiblesses. En effet, malgré les alternatives mentionnées précédemment, le télétravail et le travail en présentiel suscitent deux modes de vie considérablement différents. Parmi les points faibles du télétravail, on retrouve notamment l’isolement. De fait, il implique généralement de travailler seul derrière un écran sans changer d’espace, ce qui peut d’ailleurs devenir un facteur de démotivation. Plus encore, cette situation peut nuire à la créativité qui, normalement, est davantage stimulée lorsqu’on possède un lieu de travail commun. À cela, il est nécessaire d’ajouter que la communication non verbale est absente, ce qui peut conduire à de mauvaises interprétations de propos et même, parfois, à des tensions. Enfin, malgré les outils utilisés pour assurer une communication active, il arrive que ces derniers n’assurent pas une connexion permanente, ce qui a pour résultat d’affecter le niveau de coordination. Somme toute, l’ensemble de ces éléments font en sorte que le sentiment d’appartenance n’est pas optimal et que la coordination des activités n’est pas maximisée.
Un système hybride? Une alternative à considérer.
Un système qui combine le télétravail et le travail en présentiel permettrait possiblement de prendre le meilleur de chaque mode. Dans cette optique, l’idéal serait d’unir l’autonomie et la flexibilité retrouvées en télétravail à la cohésion d’équipe et aux sentiments d’appartenance créés en présentiel. Le but : profiter au maximum des avantages d’un système « hybride ».

