Par Kimberly Stringer, étudiante au baccalauréat en communication (relations publiques)
Lorsqu’on commence le baccalauréat en relations publiques, on s’aperçoit rapidement d’une chose : malgré l’aspect respectable de la profession, certaines idées préconçues nuisent encore à l’image de la pratique. En effet, plusieurs de nos enseignants nous ont averti à ce sujet. On nous a d’ailleurs lancé à la blague que nos familles feraient peut-être des commentaires négatifs sur notre futur emploi!
Pour ma part, avant d’entamer le baccalauréat, je n’avais pas connaissance des préjugés qui entouraient mon propre domaine d’étude ni même idée de la connotation négative qui accompagnait parfois l’imaginaire collectif à ce sujet.
Face à ce dilemme, j’ai voulu partagé mon opinion afin de redonner aux relations publiques l’image positive que j’associe à celles-ci . Malgré ma jeune expérience et mon nouvel intérêt pour ce domaine, ma passion pour celui-ci m’incite réellement à prendre position sur le sujet. Ainsi, je vous présente quatre faits qui, selon moi, aideront à démystifier les idées préconçues sur les relations publiques :
- On n’est pas manipulateur: La perception moderne des médias, malgré leurs popularités grandissantes, penche parfois sur le scepticisme; une partie de la société voit de plus en plus au sein de ces derniers des vendeurs acharnés et sans morale. Auprès de cette population, on a de plus en plus l’impression que les médias nous poussent des messages dans la gorge. Tristement, les relations publiques n’y échappent pas non plus. La question étant : pourquoi?
Avec un cours comme celui d’Introduction aux relations publiques, on apprend bien vite que certains précurseurs de la profession ont utilisé des méthodes assez douteuses. En effet, pour faire passer des messages ou encore pour faire paraître leur client de manière favorable, certains acteurs ont témoigné de pratiques peu éthiques : dissimulation d’information de manière délibérée, manipulation psychologique (petit clin d’œil à Edward Bernays; père des relations publiques et neveu de Sigmund Freud) etc. Ceci étant dit, cette réalité est-elle encore actuelle? : absolument pas. L’évolution de la pratique suit l’évolution des mœurs et des valeurs prônées par la société. Nous avons des règles non écrites mais bien connues à suivre.
- On a un code à respecter: Effectivement, les relationnistes ont un code de déontologie à respecter afin d’éviter que quelques malhonnêtes ne ternissent la réputation entière de la profession. Je ne sais pas si vous connaissez la SQPRP (Société Québécoise des Professionnels en Relations Publiques), mais c’est elle qui dicte les lignes directrices à suivre dans le domaine. Pour vous donner un exemple, le premier fondement de ce code est que « tout membre doit pratiquer les relations publiques conformément aux plus hauts standards professionnels ». D’ailleurs, dans un ordre d’idées similaires, d’autres valeurs y sont mentionnées : l’équité, la droiture, l’honnêteté, l’exactitude, l’intégrité, la vérité, etc. Si les membres ne respectent pas ces valeurs, ils peuvent potentiellement se voir retirer leur titre de Professionnel des Relations Publiques auprès de la SQPRP.
- On ne déteste pas les journalistes: En effet, on dit souvent que les relationnistes sont les Némésis des journalistes, et vice-versa, parce qu’ils occupent des fonctions fortement différentes. Ceci dit, ce n’est pas tout à fait vrai. Lorsqu’un journaliste fait des recherches sur un individu ou une organisation et qu’il découvre des informations d’intérêt public, il se doit de les diffuser; dans plusieurs cas, il arrive souvent que l’information leur provienne directement d’un relationniste! C’est d’ailleurs à ce moment-là que les relationnistes ont du travail à faire, car ils doivent défendre médiatiquement les intérêts de leur client et les conseiller pour la suite des choses. C’est aussi à ce moment que la relation « collaboration-compétition » des journalistes et des relationnistes entre en jeu. En ce sens, on peut s’échanger des services, comme des informations ou des entrevues exclusives, on peut travailler ensemble pour de l’exposition médiatique ou encore collaborer sur un événement commun. Et oui! Malgré leurs différences, il arrive souvent que ces derniers cohabitent dans la même sphère médiatique; on pourrait même oser dire qu’ils se complètent! Dans cette optique, il est donc faux de dire que les relationnistes « dédaignent » les journalistes ou inversement.
- On gère beaucoup plus que des crises : Certaines personnes ont la conception que les relationnistes servent seulement à sauver la face des célébrités ou des personnalités publiques lorsqu’elles commettent des erreurs. Pourtant, c’est beaucoup plus que ça! Non seulement les relations publiques ne se limitent pas à un seul domaine, mais le travail regroupe davantage que la gestion de de risque et de crise. Pour être relationniste, on apprend notamment la recherche, la fonction conseil, l’histoire, la publicité et le marketing, l’écriture en relations publiques, les aspects éthiques, et beaucoup plus encore! Les possibilités du domaine sont vastes, tant en organisation qu’en agence.
À la lumière ces propos, j’espère sincèrement vous avoir fait découvrir d’autres facettes du domaine lié aux relations publiques; une profession passionnante et stimulante!

