Par Laurent Palacio-Tellier, étudiant au baccalauréat en communication (relations publiques)
Je viens tout juste de terminer ma deuxième année au baccalauréat en relations publiques et ma quatrième année à l’UQAM. Je suis arrivé à l’UQAM en 2015 en ne sachant que deux choses : je voulais aller à l’université et je voulais jouer pour l’équipe de soccer des Citadins de l’UQAM. Voilà, c’est tout. Je n’étais pas certain du programme que je voulais, mais le domaine des communications était celui qui m’intéressait le plus.
Ainsi, j’ai fait ma demande d’admission pour trois programmes en communication : journalisme, politique et société ainsi que relations publiques. À la suite des rencontres que j’ai eues, je me suis finalement inscrit au baccalauréat en communication, politique et société. Je ne savais pas ce que j’allais en tirer, mais ce qui m’importait était d’être à l’université et jouer au soccer. Le reste, je verrais plus tard. J’ai donc fait mes deux premières années à l’université en soccer principalement, avec mes cours et le travail en extra.
Le sport universitaire avec cette équipe est ce qui me permet de rester motivé tout au long de l’année à venir à l’école. Entre les entrainements, les matchs, les déplacements, les rencontres, les rendez-vous au physio et autres, environ 25 heures par semaine sont consacrées à mon sport durant la session d’automne. Cela semble beaucoup, mais ce ne l’est pas en réalité. À l’inverse, une fois que la saison est terminée, j’ai l’impression d’avoir beaucoup trop de temps et je m’y perds un peu.
Après deux ans en communication, politique et société, j’ai décidé de changer de programme, car je ne pouvais pas rester à l’université en soccer indéfiniment. Cependant, les cours que j’ai eu durant mes deux premières années en communication, politique et société ont été très utiles pour moi. Je pense sincèrement que ce sont ces deux années qui m’ont permis de mieux comprendre le monde des communications et des affaires publiques. C’est mon évolution personnelle que j’en ai tirée qui m’a amenée vers les relations publiques.
Je me suis donc inscrit au baccalauréat en relations publiques en 2017, tout en continuant de jouer avec les Citadins. Au début, je ne savais pas comment décrire les relations publiques. En fait, à mes débuts, je ne savais pas tout à fait ce que c’était pour être honnête. Quand ma famille me demandait ce que j’étudiais, la réponse « relations publiques » ne suffisait souvent pas. Au départ, je disais que ça ressemblait au marketing, mais sans le domaine des ventes. J’utilisais cette explication pour faire simple, mais je réalise maintenant que cette définition est très réductrice du rôle que peuvent jouer les relations publiques. Lorsqu’on me demandait le poste que je pourrais occuper à la suite du baccalauréat, ma réponse était tout aussi vague. Je disais que je serais relationniste. La réalité, c’est que je n’en avais pas la moindre idée du poste que j’occuperais.
Lors de mon premier cours de relations de presse, mon professeur, Olivier Turbide, avait mentionné l’émission « Dans les médias » diffusée sur les ondes de Télé-Québec. Cette émission m’a permis de mieux comprendre les relations publiques, mais aussi d’apprécier le domaine encore plus. Mon cheminement m’a ensuite permis de découvrir et comprendre la gestion d’image, la communication marketing, la commandite, la gestion de crise, l’art des discours et de la prise de parole, la communication graphique et numérique, la rédaction efficace, le plan de communication, le service-conseil et encore bien d’autres aspects des relations publiques.
À la suite de ces apprentissages, je peux dire que je comprends mieux en quoi les relations publiques consistent et l’ensemble des pratiques qu’elles englobent, mais il est plus important de se demander à quoi elles servent. Évidemment, les réseaux sociaux et l’ère du numérique modifient les pratiques dans le domaine des communications, mais le principe de base reste le même. Les relations publiques permettent de diffuser un message, de vulgariser, de se faire connaitre et de partager avec ceux qu’on désire atteindre.
Pour clore, je crois surtout que les relations publiques permettent de se comprendre, se faire comprendre et de comprendre les autres, et ce par divers moyens et plateformes. C’est dans ces trois aspects que réside la complexité, mais surtout la pertinence des relations publiques dans la société. Encore aujourd’hui, je ne sais pas tout à fait ce que je ferai comme travail après ma formation, mais cela ne m’inquiète plus, car je sais que je serai en mesure de mieux concevoir la société ainsi que les enjeux et les acteurs qui la composent.
